Vous avez remarquez, aux changements de saison, vous avez souvent des envies de nettoyage, de tri, de rangement, de renouveau pour votre maison, vos armoires,  votre bureau.
Ces envies s’appliquent également à notre corps : envie de se sentir moins fatigué et avec plus d’énergie, se remettre au sport, faire une détox, se nettoyer de l’intérieur, s’alléger de quelques kilos.
Le jeûne peut être une solution, une vraie bénédiction pour notre corps, qui mérite un bon repos et un bon nettoyage, une remise à zéro des compteurs pour repartir avec une belle énergie.
J’ai effectué un jeûne de 6 jours, et je vais vous raconter mon expérience, et au passage vous donner mes conseils pour bien réussir son jeûne.

Souvent pendant le Printemps ou l’Automne, on a la même envie : celle de s’occuper de soi, de faire un grand nettoyage, de se sentir plus léger et de retrouver une belle énergie.

Au Printemps, car on sort de l’hiver et décidément on n’a pas beaucoup bougé, beaucoup trop mangé, eu quelques rhumes et on a envie de retrouver une belle énergie.
A l’Automne, le soleil est moins fréquent, on voit l’hiver arriver à grands pas avec ses désagréments et on a envie d’être armé d’une belle énergie.

Bref, combien de personnes se plaignent d’être fatiguées et de se sentir encrassées ?

Une solution existe : le jeûne

Je ne vais pas vous parler du jeûne intermittent (16 h par jour ou 2 x 24 h par semaine par exemple), ni de monodiètes (cure d’un seul aliment pendant 1 repas ou une journée ou une semaine), mais bien d’un jeûne hydrique modifié.
Un jeûne peut durer 6 jours, on ne mange pas du tout, par contre on boit beaucoup, et diverses boissons et je reviendrais là-dessus.

Historique du jeûne…

Le jeûne est une pratique qui existe depuis la nuit des temps dans les religions, pour se purifier, se préparer à certains rituels, et favoriser l’élévation spirituelle :

  • Yom Kippour et d’autres jours de jeûne dans le judaïsme
  • les 40 jours de jeûne au cours du Carême pour le Christianisme
  • le Ramadan dans l’Islam
  • le Nyoung Né pour le bouddhisme

Ces jeûnes sont aujourd’hui plus ou moins effectués, avec des durées différentes selon les religions, mais bien toujours d’actualité.

Mais depuis des siècles, le jeûne est aussi pratiqué pour la santé de manière plus thérapeutique chez les Perses, les spartiates et les romains. Platon et Socrate l’utilisaient pour la clarté d’esprit.
D’ailleurs Hyppocrate recommandait :

« Quand un corps est chargé d’encombrements, faites-lui supporter la faim, elle dessèche et purifie ».

Bref, rien de nouveau sous le soleil, une pratique que nos anciens adoptaient pour leur hygiène corporelle et/ou spirituelle.

Le jeûne est finalement ancré depuis des millénaires dans les pratiques et le corps en a tout à fait la capacité, c’est une belle machine capable de s’autonettoyer et de se régénérer. Beaucoup d’animaux sont en situation de jeûne et leur organisme le supporte.

C’est une pratique qui est reprise en Europe, depuis une trentaine d’années, en Allemagne, en Russie, en Suède où il existe de vrais centres médicaux dédiés à cela, et qui arrive petit à petit en France.

Mais pourquoi jeûner ?

Si une telle pratique existe depuis les temps anciens, c’est que nous utilisons une énergie incroyable pour la digestion, qui se fait de manière chimique et mécanique. Mettre en mouvement, produire des sucs digestifs, broyer, mélanger, transformer, assimiler, éliminer… notre tube digestif est une vraie usine qui consomme beaucoup d’énergie et fatigue notre corps.

Pendant qu’il effectue ce travail digestif, notre organisme ne se mobilise pas pour défendre et réparer là où on en aurait besoin. Le jeûne permet donc un repos total de ce système digestif et une mobilisation sur d’autres processus d’élimination et de réparation du corps.
Nos anciens préconisaient déjà une mise à la diète en période de grippe pour se soigner pus rapidement.

Les bénéfices du jeûne vont donc être les suivants :

  • repos du système digestif et métabolique
  • relancer sa force d’autoguérison et la stimuler
  • élimination des toxines et des déchets
  • purification émotionnelle
  • clarification des idées
  • regain d’énergie

Le jeûne : pour qui ?

Pour tous ceux qui ont une bonne force vitale, mais qui subissent une fatigue chronique, ou des allergies à répétition, du cholestérol, diabète, du surpoids, ou qui aimeraient se nettoyer et remettre les compteurs à zéro avant de reprendre une alimentation saine, pour tous ceux qui veulent optimiser leur force vitale.

On peut voir aussi dans certains pays des vraies prises en charge de maladies avec le jeûne, cf. l’émission sur Arte : « le Jeûne, une nouvelle thérapie », que vous pouvez désormais trouver en DVD et que vous pouvez aussi trouver en livre.

Évidemment, le jeûne est contre-indiqué pour les enfants et femmes enceintes ou allaitantes, et les personnes en sous-vitalité ou dans un état d’épuisement important. Ce n’est pas recommandé non plus pour les personnes qui ont des insuffisances rénales ou hépatiques, des personnes qui sont tout le temps en hypotension, qui ont de gros troubles alimentaires (type anorexie), myopathies, tuberculoses, cirrhoses évolutives, qui font une grosse dépression ou un burn-out, les grands médiqués, les personnes avec un IMC très bas, une grande maigreur, qui souffrent d’hyperthyroïdie décompensée.

Le corps va être dans un gros processus d’élimination via les reins, les poumons, les intestins, le foie et la peau.

Il va se mettre en situation d’autolyse pour éliminer toutes les toxines prisonnières dans les graisses, les liquides et cellules de notre corps.

Combien de temps dure un jeûne ?

Là encore plusieurs formules :

  • on peut jeûner 16 h par jour pour commencer (jeûne intermittent)
  • 24H deux fois par semaine
  • ou un jeûne court de 6 jours, avec boisson et c’est celui que j’ai expérimenté et que je vais vous détailler aujourd’hui. J’ai testé un jeûne hydrique modifié (avec jus de légumes le matin, eau et tisanes et bouillon le soir), le jeûne hydrique ne se faisant strictement qu’à l’eau et aux tisanes.

Il y a également les jeûnes secs, sans eau ni nourriture, ils ne doivent pas excéder 36 h, il vaut mieux être bien entraîné et en bonne condition physique ou accompagné.

Comment faire un jeûne court de 6 jours ?

Un jeûne ne se décide pas sur un coup de tête si on n’a pas l’habitude, et si l’on a une alimentation qui n’est pas saine.
Je vais donc vous détailler aujourd’hui, mon expérience !

Vous souhaitez faire un jeûne, mes premiers conseils seraient :

  • Prévoir 3 semaines tranquilles, dont 1 semaine (celle du jeûne) loin de chez vous, de vos habitudes et surtout en plein air. Vous allez changer de rythme, votre corps va vous demander de ralentir.
  • Se préparer mentalement quelques semaines à quelques mois avant : quels sont vos objectifs, qu’est-ce qui vous motive ? L’idée est d’accueillir le jeûne, d’en avoir réellement envie, on n’y va pas pour accompagner une copine ou son compagnon.
  • Bloquer dans son agenda les 3 semaines et le lieu, et organiser la préparation ainsi que la reprise alimentaire (vie sociale, courses…).
  • Pour le premier jeûne, je vous conseille de choisir un organisme qui encadre, afin de répondre à toutes vos questions et surtout de vous accompagner dans cette première expérience, de la vivre sereinement, encadré(e).
  • Pour ma part je l’ai fait avec Jeûne et bien-être, sérieux et cocoon, ils organisent des éveils matinaux, des randonnées, des conseils alimentaires et surtout un excellent suivi. Je vais d’ailleurs bosser pour eux prochainement, en tant que naturopathe ☺️ et j’en suis ravie. Mais il en existe plein d’autres, à vous de faire votre choix !

Vous voulez savoir comment faire un jeûne. Alors c’est parti !

Comment faire un jeûne?

 

Avant, J-7, la descente alimentaire, avant le jeûne.

Il s’agit d’une période extrêmement importante. Pendant les 6 jours de jeûne vous allez éliminer des toxines. Pour éviter tout désagrément, une bonne préparation est donc indispensable.
La descente alimentaire” dure 1 semaine, elle doit être égale au nombre de jours de jeûne, idem pour la reprise alimentaire.

Me concernant, j’ai commencé 2 semaines avant, en diminuant les proportions, en éliminant les excitants complètement.

Le jeûne est un stress pour le corps, je souhaitais lui envoyer des messages annonciateurs et amorcer une baisse des apports en douceur.

 

Ainsi pendant la semaine qui précède, il est conseillé d’éliminer tour à tour excitants (sucres, thé, café, sel, alcool), puis les protéines animales, légumineuses, céréales, oléagineux, et on finit le dernier jour par des légumes et des fruits crus ou cuits.

 

Me concernant j’ai fait légumes et fruits pendant les 4 jours précédant, et j’ai vraiment réduit la fréquence et les quantités alimentaires, pour être sûre de bien éliminer et de préparer mon corps au changement. Et je peux vous dire que ça a été salutaire car j’ai vécu un jeûne de rêve sans désagréments.

 

Le plus dur pendant cette descente, et je me suis ainsi rendue compte de l’emprise psychologique que l’on pouvait avoir avec certains aliments, a été d’arrêter le … fromage !

 

Je ne mange pas beaucoup de viande ou de poisson, en revanche j’aime un bon fromage de temps en temps. En fait, je me suis rendue compte que j’y étais plus attachée que je ne le croyais, car pendant 3 jours, cela a été obsessionnel, le fait d’en être privée me mettais dans un ressenti de manque puis c’est complètement passé. En revanche, mon corps réclamait de la verdure, de la salade verte… arrêter les légumineuses et les céréales n’a engendré aucune difficulté !

 

Avec cette première étape, le ventre a complètement dégonflé, une étape importante où l’on se rend compte déjà de ce qui nous convient et de ce qui ne nous convient pas en alimentation, les ressentis sont très nombreux.

 

J’ai également entrepris avant le jeûne un nettoyage du foie, un renforcement de la barrière intestinale et une reminéralisation avec des compléments alimentaires et des plantes. Le foie travaille beaucoup au moment du jeûne, c’est bien de le soutenir avant pour l’aider au nettoyage. Je voulais également remplir mes stocks de minéraux, car pendant le jeûne on draine et on élimine beaucoup.

 

Autre préparation, j’ai fait une hydrothérapie du côlon, la veille du jeûne, des personnes spécialisées proposent des séances. C’est indolore, très doux, sans danger et c’est une belle préparation pour vider, nettoyer et décoller les déchets stagnants, là encore le ventre devient souple, les effets se font ressentir sur la peau, et l’on se sent moins gonflée.

 

J’ai préparé ma peau également, c’était un moyen pour moi aussi de cocooner mon corps et de lui envoyer des signaux positifs. Des signaux qui lui signifiaient que j’allais bien m’occuper de lui pour sa santé, et qu’il ne s’agissait en rien d’une restriction stricte et brutale.

 

Je ne vous cache pas que l’on perd des kilos pendant le jeûne, des fois jusqu’à 10% de son poids, et pour les hommes plus encore, ça peut intéresser des personnes même si ce n’est pas l’objectif premier. On déstocke énormément, surtout quand on a des réserves. Du coup, pour que la peau garde sa souplesse et son élasticité face à ce changement de poids, et éviter les vergetures,  je conseille de nourrir le corps avec une bonne crème ou une bonne huile type jojoba ou coco. Le fait de masser tous les jours aide également à drainer les toxines. L’idéal est également de faire une ou deux séances de sauna pour relancer la transpiration, entrer en processus d’élimination et bien commencer la détoxination.

 

L’exercice physique est primordial. Courir, marcher sont deux activités sur lesquelles je me suis concentrée les 2 semaines précédant le jeûne, pour stimuler les émonctoires (poumons, peau à éliminer), la transpiration et l’oxygénation, bien chauffer les articulations et les muscles.

 

Et enfin le plus important, la préparation mentale. 

Je me suis préparée mentalement, le jeûne est quand même un stress pour le corps, je souhaitais l’informer en douceur de ce qu’il allait lui arriver.

Chacun avec son histoire peut avoir des appréhensions de faire un jeûne : peur de trop maigrir, d’être faible, d’avoir faim, de faire des malaises, d’avoir des remontées émotionnelles.
Il faut vraiment se préparer à être bienveillant avec soi, accueillir ce qu’il va se passer, et bien clarifier pourquoi on va faire un jeûne. On ne jeûne pas pour maigrir, on jeûne pour se nettoyer, pour optimiser sa santé, pour faire une trêve digestive, permettre au corps de s’autonettoyer et de se régénérer.

 

Pour cette préparation mentale, j’ai effectué plusieurs choses.

  • D’abord je me suis fixé les objectifs du jeûne, pourquoi je faisais ça, en inscrivant réellement mes motivations, le nouveau départ et les changements que je voulais voir naître. En quoi le jeûne allait faire du bien à mon corps, etc..
  • Je me suis également fixé les objectifs après le jeûne. Ces objectifs peuvent être divers (bien mastiquer, manger en petites quantités, arrêter le café, chacun trouvera les changements qu’il souhaite mettre en place).
  • J’ai effectué beaucoup de relaxation avec des visualisations et des respirations. L’important pour moi était de visualiser que tout allait bien se passer avec légèreté, sérénité et bien-être. Une manière pour moi encore d’envoyer l’information au cerveau et le préparer et le rassurer de cette nouvelle expérience que nous allions vivre.

 

Pendant les 6 jours de jeûne

Une expérience incroyable, ouaouh. Je vais vous raconter tout ça, mais je n’ai pas regretté ma très bonne préparation. Je l’ai vraiment super bien vécu, c’était doux et intense en même temps. On me disait en blaguant : « mais ça fait rien le jeûne sur toi ! tu jeûnes vraiment ? »
Si, ça a fait beaucoup de choses, mais de façon harmonieuse et douce, tout ce que j’aime. J’ai toujours détesté les changements ou les expériences en force où on brutalise et où l’on stresse le corps. Ce n’est pas mon truc. J’aime comprendre, préparer, et vivre bien les choses.

 

La physiologie du jeûne.

Mais avant de vous raconter, un petit rappel physiologique du jeûne, il faut absolument que vous compreniez ce qui se passe dans votre corps pendant un jeûne.
Le processus physiologique du jeûne se nomme l’autolyse. C’est-à-dire la combustion. On rentre dans la physiologie du jeûne au-delà de 4 h après le dernier repas.
C’est-à-dire que le corps va utiliser ses stocks internes, et les transformer pour les utiliser. Cela va produire un déstockage important, une remise en circulation des toxines et leurs éliminations. Vous verrez ainsi qu’il faut être particulièrement vigilant de privilégier tout ce qui peut aider à l’élimination de ces toxines durant le jeûne.

De manière générale, le nutriment de base pour le corps est le glucose. Comme pendant la période de jeûne, il n’y a pas d’apport de glucose en termes de nutriment, il va en synthétiser à partir de ressources internes non glucidiques.

Dans un premier temps, lors du dernier repas, il va aller se servir dans le glycogène disponible rapidement, dans le foie et un peu dans les muscles (mais vraiment très peu), pour produire du glucose, de l’acide lactique et pyruvique sont libérés, ce qui acidifie le sang.

Puis va débuter la néoglucogenèse, c’est-à-dire que le corps va aller puiser dans les tissus gras et les triglycérides, il va produire du glycérol et des acides gras, mais surtout il va produire des corps cétoniques.
Le corps est une belle machine intelligente qui va s’adapter, ainsi il va utiliser les graisses des adipocytes, c’est la lipolyse et les graisses du foie, c’est la cétogenèse, et utiliser l’eau infiltrée dans les tissus. Les protéines elles sont épargnées.
Tout cela va produire des corps cétoniques comme carburant pour toutes les cellules.

Du coup, pendant les 2 à 3 premiers jours, selon les personnes, le corps va être dans une période de stress, cela peut causer quelques désagréments, palpitations, ou douleurs articulaires, ou migraines, ou hypotension, dues à une baisse de la glycémie et à l’augmentation de certaines hormones comme le cortisol et l’adrénaline.

Puis après le 3ème jour en général, à la libération des corps cétoniques, c’est là où l’on devient des bisounours, on rentre en parasympathique. Tout ralentit, la tension baisse, la glycémie est stabilisée, l’insuline est basse, certaines hormones sont en baisse, la consommation d’énergie est ralentit, le corps élimine, il y a une grande mobilisation des lipides, on se répare, on libère des endorphines, il y a une augmentation de sérotonine, un ralentissement du rythme. L’autoguérison est stimulée, c’est le principe de Néguentropie, à savoir de reconstruction.

Les bénéfices sont alors multiples :

  • le teint est plus clair, la peau plus nette
  • on se sent plus léger, on élimine les surcharges
  • les cicatrisations diverses sont améliorées
  • les douleurs articulaires disparaissent
  • les problèmes d’allergies sont nettement améliorés
  • la digestion est améliorée
  • c’est une vraie remise à zéro des compteurs pour débuter une alimentation saine
  • on a plus de tonus, de vitalité et d’énergie
  • les idées sont clarifiées, l’esprit plus vif, purification spirituelle et émotionnelle
  • on se sent plus connecté, les sens sont aiguisés
  • et bien sûr on élimine les toxines, le corps ne se concentre que sur l’élimination et non plus la digestion.
    Voilà pour les grandes lignes physiologiques mais vous pouvez lire également , l’Art de Jeûner de Françoise Wilhelmi de Toledo

Le jeûne : une belle et riche expérience…

Me concernant, cela a été une belle expérience. J’ai ressenti quelques palpitations au départ et des douleurs articulaires, la bouche pâteuse, mais la sophrologie et surtout les randonnées et l’oxygénation m’ont beaucoup aidées.

Le jeûne s’est super bien passé, j’ai dormi comme un bébé, je me suis sentie rapidement plus légère, apaisée, ancrée et vraiment très présente à ce que je faisais, avec beaucoup moins de pensées parasites.

Pour certaines personnes, cela peut développer les idées, les projets, les envies, clarifier les directions ou les décisions.
Pour moi qui a habituellement, un peu trop de projets en tête, je peux dire que cela m’a vraiment apaisé, au contraire j’ai eu l’impression de me reconnecter à l’essentiel, de clarifier ce qui était vraiment essentiel dans ma vie. Je me suis sentie vraiment connectée à la nature et à ce qui m’entourait, les éléments, les odeurs, du coup je me suis sentie rapidement plus ancrée, plus présente, plus solide, et 15 jours après, j’en ressens encore les bénéfices…

Mes conseils pendant le jeûne.

Bien vider les intestins :

Effectivement, plusieurs techniques existent, hydrothérapie du côlon la veille, douche rectale avant. Mais surtout on va effectuer une purge, la veille ou le premier jour du jeûne pour éliminer vraiment et vider totalement l’intestin grêle. Il existe plusieurs purges : à base de sel, d’huile ou à base de phyto.
Dans mon cas, j’ai utilisé du sulfate de sodium, en 30 min l’affaire était réglée.

Bien s’oxygéner :

Il y a beaucoup d’élimination de toxines via la respiration, c’est extrêmement important. Faire des respirations et bouger son corps pour transpirer et expirer.
Dans le cadre où j’étais, nous avons fait 4 h de randonnée par jour, cela me faisait un bien fou.

Bien sûr le rythme est tranquille durant les randonnées, absolument adapté à notre état général. J

e suis partie faire mon jeûne dans le Vercors, une magnifique région, avec pas mal de dénivelés, mais si on respecte son rythme cela se fait aisément en marche. Raquettes dans la neige, balades entre les vergers de noyers, cascades, rivières… très ressourçant, pour le cœur, le corps et la tête.

Être bien accompagné :

Je dois dire que l’organisme avec lequel j’étais, Jeûne et Bien-être, est vraiment super. Des naturopathes prennent soin de vous, prennent plusieurs fois du temps dans la journée pour échanger avec vous sur votre état, vous faire des soins si nécessaires et surtout vous rassurer et être pédagogiques pour vous expliquer ce qui est en train de se passer dans votre corps. Du coup, c’est très rassurant pour une expérience nouvelle comme celle-ci. Il y a avis également tous les jours des ateliers qui expliquaient et donnaient des conseils pour la reprise alimentaires, les bonnes habitudes alimentaires à avoir.

Se reposer :

Le corps est en grande activité, il est important de se reposer, j’étais très adepte de la sieste. Et puis dans la journée, plus de courses, de préparation de repas, de repas, ça fait gagner un certain temps, c’est incroyable. Emportez des lectures, un carnet de notes, de la musique, des mandalas, aquarelles…
L’important est surtout de suivre son propre rythme et de le respecter.

Transpirer :

N’hésitez pas à aller faire des séances de sauna, c’est extrêmement important dans le processus d’élimination.

Massages :

Les massages aident à la circulation et l’élimination, ils dynamisent les tissus, drainent les liquides.

Le cadre :

Bien choisir son environnement, je vous déconseille, surtout pour le premier de le faire chez vous. C’est bien de se dépayser, d’avoir envie de sortir, de s’oxygéner un maximum, d’aller beaucoup marcher, de ne pas avoir à préparer les repas pour le reste de la famille.

Ce qui a été le plus incroyable pour moi, c’est la sensation de faim qui a totalement disparu, et ce, très rapidement. Aucune envie, moi qui suit gourmande, j’étais été surprise de voir à quel point je me suis tout de suite détachée de cette envie alimentaire. Je me suis sentie aussi extrêmement bien, au maximum de mon potentiel. Cela donne également une grande confiance en soi, et change complètement la vision vis-à-vis de l’alimentation. Je n’en avais pas besoin, et l’on prend vraiment conscience que ce n’est pas essentiel, que l’on mange beaucoup trop et que l’on a besoin de peu finalement. J’avoue que je me sentais tellement bien, que j’aurais bien prolongé encore ce jeûne de quelques jours !!

Après le jeûne : une bonne reprise est clé de succès !

La reprise est extrêmement importante, elle doit durer autant de temps que le jeûne voire un peu plus si possible.

Qualité des aliments

Etant nettoyés, il est primordial de faire attention à la nature des aliments consommés : bios, frais, de qualité bien sûr. Les compteurs sont remis à zéro, on fait un reset, alors c’est le moment du changement en prenant de vraies nouvelles bonnes habitudes.
On commencera par des légumes et des fruits frais, cuits et crus en prenant bien le soin de mastiquer. Puis on réintroduira très progressivement des céréales, légumineuses, oléagineux et protéines animales. En prenant son temps. Il n’y a pas le feu, hein?! on peut encore patienter quelques jours.

Continuer à faire de l’exercice physique et à s’oxygéner, le processus d’élimination continue les premiers jours de reprise avec une alimentation hypotoxique.

Refaire une hydrothérapie du côlon, pour bien nettoyer l’intestin.
Faire des saunas pour habituer le corps à éliminer.
Recommencer sa vie normale avec un rythme tranquille,  vous verrez en revenant d’un jeûne, on est un peu au ralenti les premiers jours. Pour conserver tous les bénéfices il est bon de se reposer, de se coucher tôt, pour aider le corps à reprendre en douceur.
Soutenir le foie et se reminéraliser avec des tisanes ou des compléments alimentaires et une alimentation appropriée (aliments à feuilles vertes, algues, jus de légumes, fruits…).
La reprise est miroir de la descente, on en profite par contre, pour installer de nouvelles habitudes alimentaires.
Aujourd’hui, 15 jours après mon jeûne,  j’en ressens encore tous les bénéfices. C’est incroyable cette énergie et cet apaisement en même temps. L’esprit est clair, et je me sens toujours hyper légère.
Je vous conseille vraiment cette expérience de jeûne, ce moment pour vous, c’est un vrai cadeau pour votre santé.
 Si vous voulez vous aussi nous partager votre expérience, poser des questions, n’hésitez pas à faire des commentaires, les expériences des uns enrichissent les autres.
Prenez soin de vous,
Sabine